Das Feld der Geschichte

Das 15. Historikertreffen in Blois stellt eine Besonderheit französischer Geschichtskultur dar, die in Deutschland weitgehend unbekannt ist. Die Teilnahme am Integrierten Studiengang Geschichte der Universitäten Bochum und Tours ermöglicht uns, eine doppelte Perspektive einzunehmen: Erstens kommentieren wir die Beiträge im Rahmen der UE découverte. Zweitens erhalten wir einen neuen Zugang zur französischen Historiographie, um diese mit der deutschen Geschichtswissenschaft zu vergleichen.

vendredi 26 octobre 2012

Conférence de Gilles Luneau, co-auteur de José Bové


 Changeons de cap, changeons de P.A.C


Changeons de cap, changeons de P.A.C est un livre écrit en commun par José Bové et Gilles Luneau sorti en librairie le 2 février 2012.
Cette conférence nous a été donné par Gilles Luneau, journaliste depuis une quarantaine d’années et Co-auteur de plusieurs ouvrages avec José Bové.
Ils travaillent ensemble depuis une douzaine d’années.
La politique agricole commune ou plus communément appelée P.A.C fut créée en 1957 avec le traité de Rome puis mise en place en 1962.
La P.A.C fut mise en place afin d’assurer l’autosuffisance alimentaire des pays d’Europe, de faire face aux aléas relatifs à l’agriculture (climat, santé du bétail, etc.), d’augmenter le niveau de vie des paysans, de stabiliser les marchés et d’accroitre la productivité agricole.

Cette volonté d’autosuffisance alimentaire était importante par rapport au contexte de sortie de la guerre où la France se nourrissait principalement grâce aux États-Unis, au Canada et à l’Argentine.
Cette autosuffisance fut acquise dans le milieu des années 70 mais déjà, des gens comme le commissaire européen de cette époque tirèrent la sonnette d’alarme à cause de la surproductivité agricole et de l’épuisement des ressources.
La P.A.C va avoir comme but de créer une sécurité alimentaire, va augmenter le niveau de vie des paysans mais elle va aussi favoriser l’exode rural.
Cette volonté d’augmentation de la productivité agricole implique que le nouveau modèle agricole va prendre exemple sur celui de l’industrie.
On assiste alors un agrandissement des exploitations agricoles, agrandissement favoriser la politique de crédit imposé par l’avènement d’un nouveau modèle économique, plus libéral et plus mondialisé. C’est ce nouveau modèle agricole qui conduira à une désertification des campagnes.
En effet, après la guerre, on avait encore 10 millions d’actifs agricoles. Ce nombre est passé aujourd’hui à 700 000 alors que globalement, c’est la même surface qui est cultivée.

On a eu plusieurs alertes en rapport avec cette P.A.C. Tout d’abord dans les années 68-69, il y a eu une alerte par rapport aux excédents.
Puis en 1989 avec la chute du mur de Berlin. La chute du mur et du bloc soviétique va bouleverser l’agriculture géopolitiques européenne et mondiale.
L’ Allemagne de l’ouest ,pays avant tout industriel voit l’Allemagne de l’Est, une Allemagne agricole comme la plupart des pays libérés du contrôle soviétique.
venir se rattacher à elle.
Après la chute de l’Union Soviétique, on voit des multinationales agricoles  prendre le contrôle de l’agriculture européenne et le contrôle de l’alimentation des européens grâce à la force de leur lobbying à l’intérieur de l’administration européenne.
En 1992, on passe d’un soutien aux prix à un soutien aux revenus ( par rapport à la surface de l’exploitation et sa production) du aux négociations avec l’ O.M.C.
C’est la surface de l’exploitation qui compte dorénavant. Les agriculteurs ont résisté car ils pensaient qu’il n’y avait pas de sens à faire entrer l’agriculture dans le marché libéral. De plus, à partir de 1992, il y a une baisse de la protection des frontières, une baisse de la protections des paysans et une baisse des stocks afin de faire converger les différentes visions mondiales (Brésil, Canada, U.S.A etc.).
La politique agricole commune prend fin en 2013 et une nouvelle politique, avec surement de nouveaux objectifs prendra sa place en 2014.

Gilles Luneau finit cette conférence en faisant un bilan pour le moins mitigé de la P.A.C car l’Europe n’est maintenant plus auto suffisante par rapport à la nourriture comme c‘était le cas dans les années 70.
Elle dépend des importations de soja, de protéines végétales venant des États Unis par exemple alors que des alternatives existent.
L’agriculture européenne est aussi dépendante du pétrole (en moyenne, il faut 118 litres de fioul pour 1000 litres de lait).
La P.A.C a entrainé une surproduction qui a conduit à une catastrophe écologique. On a une baisse des espèce élevées et de la biodiversité sauvage en général, les nappes phréatiques sont polluées par les pesticides, on a une croissance alarmante du nombre d’algues vertes entre autre.
Une ébauche du nouveau traité de la P.A.C présentait de bonnes choses (baisse des charges chimiques, une limitation des aides, obligation de mettre des légumineuses dans les sol, défense des petites fermes) mais après de nombreuses négociations avec tous les acteurs de l’administration européenne, il ne reste rien de tout cela.
Espérons, pour l’avenir de notre écosystème et de l’agriculture que ce n’est pas seulement la vision du « toujours plus d’argent » et la vision mondialiste qui reçoivent un crédit auprès des institutions européennes.

A la fin de son exposé, monsieur Luneau propose à la salle d’interagir. Quelques questions sont posées mais la dernière intervention fut celle d'un paysan, manifestement en colère et fustigeant tout l'exposé de l'intervenant du jour, critiquant sa vision, ses chiffres, etc. L'agriculteur, cultivateur de céréales, commençait à s'emporter face à Gilles Luneau restant très calme.


Par Kévin Zocly et Maxime Choisy

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