Das Feld der Geschichte

Das 15. Historikertreffen in Blois stellt eine Besonderheit französischer Geschichtskultur dar, die in Deutschland weitgehend unbekannt ist. Die Teilnahme am Integrierten Studiengang Geschichte der Universitäten Bochum und Tours ermöglicht uns, eine doppelte Perspektive einzunehmen: Erstens kommentieren wir die Beiträge im Rahmen der UE découverte. Zweitens erhalten wir einen neuen Zugang zur französischen Historiographie, um diese mit der deutschen Geschichtswissenschaft zu vergleichen.

lundi 5 novembre 2012

La Campagne de Russie corrigée par de nouvelles sources.


Café littéraire : la campagne de Russie

Dominic Lieven, membre associé de la British Academy, La Russie contre Napoléon.
Marie-Pierre Rey, professeur à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, L’effroyable tragédie.

Pour commencer, nous pouvons constater que la Campagne de Russie a été faiblement étudié du côté Russe. De ce fait, chaque pays a une vision nationaliste de cette campagne car l’Etat a voulu cette vision pour faire naître une conscience nationale. Cette conscience, illustrée par des actions héroïques (la charge du Maréchal Murat à la tête de sa cavalerie), se répercute dans la littérature. Pour les Russes, la bataille de Borodino (qui est pour nous la bataille de la Moskowa) est l’élément fondateur de leur conscience nationale qui fait de cette guerre, une guerre patriotique (comme le sera la Seconde Guerre Mondiale). Toutes les classes sociales se regroupent derrière leur Tsar (Alexandre Ier) pour défendre la Sainte Russie, à ce patriotisme se mêle une consonance religieuse. Comme le pensait Napoléon, les Russes se préparaient bien à une guerre, mais à une guerre défensive, ils savaient que tôt ou tard, Napoléon les attaqueraient. Cependant, vaincre à la fois la Russie et l’Angleterre est très difficile, il est nécessaire de posséder une puissance maritime importante pour faire face à la Royal Navy et une puissance terrestre bien organisée et bien ravitaillée. Le cœur de l’Europe, et notamment la Pologne, sont au cœur des conflits qui opposent l’empire russe à l’empire Napoléonien. Tandis que Napoléon veut une Pologne libre et souveraine, le Tsar Alexandre Ier refuse de voir une puissance catholique autonome aux portes de son empire. La guerre qui s’enclenche est une guerre moderne où le patriotisme, l’espionnage et le cheval sont des éléments importants. Comme nous l’avons vu, les russes combattent pour leurs terres, ce qui est différent des armées napoléoniennes qui combattent pour la gloire et dont les rangs ne comptent que 40% de français. Ainsi les discours franco-centré de Napoléon ne parviennent pas à atteindre plus de la moitié de ses troupes, on peut le remarquer dans le fait qu’une grande partie des déserteurs sont des étrangers. Si la bataille de Borodino et le reste de l’année 1812 est vu comme une guerre patriotique pour les Russes, cela change complètement en 1813/1814 car les Russes combattent hors de leurs frontières et leurs victoires sont des victoires de l’empire, et non du peuple comme en 1812. Jusqu’en février 1812, l’empereur Russe possède un réseau d’espionnage important en France, ce qui lui permet de préparer sa défense. Les élites russes sont francophones et refusent de se battre contre ceux qu’ils portent en admiration. C’est pour cette raison qu’Alexandre Ier développe un discours nationaliste et religieux où il présente Napoléon comme l’antéchrist. Il montre également que Napoléon a perverti les principes de 1789 et que la culture française a envahi et perverti la Russie. Le financement de cette campagne du côté Russe est assuré par le trésor  au bord de la banqueroute, cependant, dès que les combats se font à l’extérieur du territoire, elle est financée par les Polonais (assaillis de nouveaux impôts) et la Prusse qui s’allie à la Russie. Comme nous l’avons vu, le cheval est très important à cette époque car il assure le ravitaillement, tire les canons et fait parti des régiments de cavalerie. Les Français rendent hommage aux chevaux russes, ils sont plus résistants, leurs sabots épais n’ont pas besoin d’être ferré. A l’inverse, les magnifiques purs sangs français sont plus faibles, ils vont subir le froid et en mourir. Le ravitaillement français n’arrive pas jusqu’aux soldats car les chevaux viennent à manquer et les charrettes s’enlisent suite aux pluies diluviennes. Les pertes humaines sont énormes, en seulement trois mois, la Grande Armée perd la moitié de ses effectifs, avant même son arrivée dans Moscou. L’hiver donne un coup de grâce à l’armée napoléonienne, dans les premières semaines de décembre, la température descend jusqu’à -37°C alors que les hommes n’ont pas de vêtements d’hivers. Pour conclure, nous pouvons donc affirmer que les Russes ont basé leur stratégie sur le manque de ravitaillement des armées napoléoniennes. Dans cette guerre s’opposent deux idéologies, l’ancien régime monarchiste et religieux contre la modernité de l’empire issu de la Révolution.   

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