Das Feld der Geschichte

Das 15. Historikertreffen in Blois stellt eine Besonderheit französischer Geschichtskultur dar, die in Deutschland weitgehend unbekannt ist. Die Teilnahme am Integrierten Studiengang Geschichte der Universitäten Bochum und Tours ermöglicht uns, eine doppelte Perspektive einzunehmen: Erstens kommentieren wir die Beiträge im Rahmen der UE découverte. Zweitens erhalten wir einen neuen Zugang zur französischen Historiographie, um diese mit der deutschen Geschichtswissenschaft zu vergleichen.

mardi 13 novembre 2012

La falsification du passé. La réécriture de l'histoire par l'idéologie nazie.

Ce débat était animé par Anaïs Kien, chercheuse en sciences humaines et documentariste sur France Culture, et il a eu lieu en présence de Laurent Olivier, conservateur du département d'archéologie celtique et gauloise au musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye. Il était d'avantage question de la présentation de l'ouvrage de Laurent Olivier, Nos ancêtres les Germains1.

Le sujet du débat portait sur l'archéologie nazie et l'influence qu'elle a eu sur l'archéologie française. Laurent Olivier essaye de dévoiler une réalité qui a longtemps était resté secrète : la collaboration consciente des archéologues français pour l'"aryannisation" de la discipline. Il s’intéresse donc aux fouilles faites en France, qui avaient pour but de prouver que l'Alsace et la Moselle sont des territoires germains et que les frontières avec la France peuvent être repousser jusqu'à la Seine. Il était également question d'établir un lien entre les mégalithes de Bretagne et ceux de l'Allemagne et de la Scandinavie.

L'application d'un programme révolutionnaire nazi traduit l'intérêt croissant pour la science aryenne, la science "supérieure'". La race germanique étant supérieur, il est nécessaire de la crédibiliser par la recherche de preuves scientifiques, au point de réinterpréter l'Histoire. L'archéologie devient une science raciale (donc de conquêtes) au service du régime nazi. Les fouilles sont un réel outils de propagande. Les moyens mis en œuvre sont colossaux et la formation de professionnels pour cette discipline devient l'une des priorités scientifiques du IIIe Reich. 86% des archéologues allemands étaient membres du parti nazi car il s'agissait de personnes déjà idéologiquement formées (jeunesses hitlériennes, anciens membres des SA et des SS...). La profession d'archéologue se développe donc dans les années 30 en Allemagne, alors qu'en France elle prend de l'importance qu'à partir des années 80-90.

En plus de lever l'omerta sur la collaboration des archéologues français au régime nazi et d'affirmer que l'archéologie raciale est à l'origine de l'archéologie moderne – l'étude des héritages des peuples sur les nations modernes est due à l'idéologie nazie –, Laurent Olivier pose la question de l'utilisation des données archéologiques récoltées par le IIIe Reich. Après 1945, les archéologues ont continuité leur carrière comme professeurs dans les universités. Bien qu'ils n'exploitaient plus "racialement" les données, les méthodes développées par l'Allemagne nazie persistaient, au point de polluer la recherche archéologique européenne jusqu'au XXIe siècle.

Adrien Robin

1 OLIVIER, Laurent, Nos ancêtres les Germains. Les archéologues au service du nazisme, Paris, Tallandier, 2012

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