Das Feld der Geschichte

Das 15. Historikertreffen in Blois stellt eine Besonderheit französischer Geschichtskultur dar, die in Deutschland weitgehend unbekannt ist. Die Teilnahme am Integrierten Studiengang Geschichte der Universitäten Bochum und Tours ermöglicht uns, eine doppelte Perspektive einzunehmen: Erstens kommentieren wir die Beiträge im Rahmen der UE découverte. Zweitens erhalten wir einen neuen Zugang zur französischen Historiographie, um diese mit der deutschen Geschichtswissenschaft zu vergleichen.

lundi 5 novembre 2012

Fascisme et Communisme: actualité d'une comparaison.


Avec la participation de Jean Birnbaum, responsable du Monde Des Livres, Romain Ducoulombier, chercheur associé au centre d’histoire de Science Po, Nicolas Werth directeur de recherche au CNRS et Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

Dans cette comparaison, nous allons tenter de répondre au débat d’actualité comparant fascisme et communisme. Selon Pierre Laurent, ce débat a été relancé au printemps par la droite politique juste avant la période électorale. C’est au moment où le Front De Gauche dépasse la barre des 10% que ce thème ressurgit. Pour Pierre Laurent, ce thème est instrumentalisé comme une arme politique. Selon lui, la violence de masse est volontaire et revendiqué par les parties fascistes, Mussolini revendique un Etat totalitaire et raciste. Le communisme, c’est tout l’inverse, et les phénomènes totalitaires se déploient contre le communisme.
Selon Romain Ducoulombier, le terme de « totalitarisme » est un « détour ». On ne peut pas non plus dire qu’il s’agit d’un terme datant de la guerre froide, car les antifascistes l’étendent au bolchevisme. L’antifascisme reste un enjeu politique, le terme de « fasciste » est utilisé par la gauche pour qualifier la droite. D’énormes progrès historiographiques ont été fait sur cette question, plus les historiens travaillent sur la société soviétique, plus ils s’aperçoivent que derrière un cadre figé, on s’enfonce dans de longues histoires nationales. Nous disions tout à l’heure que le régime totalitaire revendiquait sa violence, mais la violence est également au centre de la politique et de la pensée léniniste puisque Lénine la revendique également.  L’Union Européenne définit deux types de dictatures, le nazisme et le totalitarisme.
Selon Pierre Laurent, le stalinisme n’a rien à voir avec le communisme. Il évoque que le communisme a connu de nombreux changements et qu’il est au début d’une nouvelle époque où il renoue avec ses ambitions fondatrices du XIXème siècle.
Pour Nicolas Werth, l’ouverture des archives a permis d’approfondir la singularité du régime stalinien ainsi que ses buts. Cependant, nous pouvons voir durant toute la Guerre Froide, l’influence de Moscou à travers l’Europe, tant au niveau politique que financier. Le parti communiste paye la formation des cadres. Le parti communiste français est un hybride issu du guesdisme et du syndicalisme révolutionnaire, il reçoit et répercute en France les idées et les pratiques bolchevicks. Les idées se transforment en franchissant les frontières. Les désirs du PCF sont incompatibles avec les désirs de Staline.

Pour conclure, le communisme n’est pas à affilier au fascisme, du moins dans le cas de la France. Car comme nous l’avons vu, le PCF malgré ses rapports étroits avec Moscou, reste relativement indépendant.

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